Pipe line TCHAD-CAMEROUN Le Cameroun récolte 24,36 milliards Fcfa de droit de transit en 2018.

Pipe line TCHAD-CAMEROUN

Le Cameroun récolte 24,36 milliards Fcfa de droit de transit en 2018.

Ce résultat positif pour le Cameroun qui couvre la période d’activités du 1er janvier au 31 octobre 2018  a été présenté par Adolphe Moudiki. Le Directeur général de la Société national des hydrocarbures ( SNH) est le président du comité de pilotage et de suivi des pipelines(CPSP)

En effet depuis la mise en fonctionnement de cet oléoduc en 2003, le transit du pétrole du Tchad par le  Cameroun a  contribué au budget de notre pays

 

 

Les activités ont notamment porté sur la surveillance des enlèvements de pétrole brut au terminal Komé-Kribi (KK1) du pipeline Tchad-Cameroun.

S’agissant des enlèvements du pétrole brut au terminal KK1, un volume cumulé de 33,90 millions de barils de pétrole brut a été enregistré, contre 30,052 millions de barils au cours de la même période en 2017. Ces quantités ont généré pour la République du Cameroun, un droit de transit de 24,36 milliards FCFA contre 22,94 milliards FCFA pour la même période, l’an dernier.

« Les revenus au titre de droit de transit connaissent ainsi une hausse significative, en raison essentiellement de l’augmentation des quantités de pétrole brut transportées sur la période considérée », explique Adolphe Moudiki. En outre, ajoute le président du CPSP, en application des dispositions de l’avenant n°2 de la convention d’établissement de la Cameroon Oil Transportation Company (Cotco), opérateur du pipeline Tchad-Cameroun, le taux du droit de transit a été actualisé le 30 septembre 2018, passant de 1,30 dollar US à 1,32 dollar US par baril. Ce taux actualisé est appliqué sur les quantités de pétrole brut enlevées au terminal KK1 depuis le 1er octobre 2018, et ce jusqu’au 30 septembre 2023, date de la prochaine actualisation dudit taux.

A titre illustratif nous avons ici quelques chiffres des recettes effectuées par le Cameroun au titre de transit : De 2003 à 2009, 66.7 milliards de Francs CFA, 2014, 17.53 milliards de Frs CFA, 2015, 29.48 milliards, 2016 ; 26.87 milliards, 2017, 22.93 milliards.

En rappel nous présentons ci-dessous la Chronologie de la construction du pipeline entre le Tchad et le Cameroun

1993 : l’existence de gisements pétroliers importants est attestée dans le bassin de Doba au sud du Tchad. Pour être exploité, le Tchad qui n’a pas d’ouverture sur la mer est obligé de passer par le Cameroun. D’où le prêt de construction du pipeline Tchad-Cameroun

1997-99 : un consortium pétrolier (ExxonMobile, USA, Chevron, USA, Petronas, Malaysia) lance diverses études financières et environnementales. Les organisations non gouvernementales exigent le retardement du projet de construction d’un pipeline sur la côte camerounaise, jusqu’à ce que le gouvernement et la société soient mieux préparés à utiliser cette «manne providentielle».

Juin 2000 : la Banque mondiale approuve le projet de pipeline entre le Tchad et le Cameroun. La «loi 001», qui réglemente la répartition des revenus du pétrole, est partie intégrante du projet. La plus grande part de ces recettes devait être utilisée pour lutter contre la pauvreté.

Octobre 2003 : le projet est inauguré et le pétrole commence à couler.

Janvier 2006 : le président tchadien Ibriss Déby rompt les accords avec la Banque mondiale et supprime le «fonds pour les générations futures».

Juillet 2006 : le Tchad et la Banque mondiale concluent un nouvel accord (loi 002). Les recettes du pétrole peuvent dorénavant aussi être affectées à la «sécurité intérieure».

Février 2008 : les troupes du gouvernement repoussent une attaque rebelle sur la capitale N’Djamena, et de plus en plus d’argent du pétrole est employé pour l’armement.

Septembre 2008 : la Banque mondiale se retire du projet et la population civile tchadienne perd ainsi son partenaire le plus important.

Juillet 2009 : l’exploitation pétrolière produit 118000 fûts par jour et génère en total des recettes de 4.3 milliards de dollars pour le gouvernement. Depuis la résiliation des contrats avec la Banque mondiale, l’utilisation des recettes échappe à tout contrôle.

Juillet 2009 : La compagnie pétrolière chinoise CNPC commence la construction d’un nouvel oléoduc, afin d’acheminer le pétrole découvert dans la région de Bongor jusqu’à une raffinerie située au nord de la capitale N’Djaména. Cet oléoduc devrait être terminé en 2013.

Février 2010 : Le Tchad et le Soudan se réconcilient suite à une rencontre entre Idriss Déby et Omar al-Bashir.

Avril 2010 : Le Tchad adhère à l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE), qui exige que soient publiées les sommes versées par les compagnies pétrolières aux gouvernements.

Février 2011 : Une délégation de parlementaires suisses visite en compagnie de SWISSAID une zone d’extraction du pétrole. Si les revenus de cette extraction ont fortement augmenté, les conditions de vie des populations riveraines des puits de pétrole se sont, elles, fortement dégradées.

Octobre 2012: Le Tchad publie les trois premiers rapports sur les revenus pétroliers, conformément aux standards de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE). Il en ressort que le Tchad gagne environ 700 millions de dollars par année grâce au pétrole.

Novembre 2012: La multinationale suisse Glencore, poids lourd dans le secteur des matières premières, achète 25% de la concession pétrolière de la firme canadienne Griffiths et fait son entrée dans le marché pétrolier tchadien.

Août 2013: Suite à des infractions aux normes environnementales, le Tchad suspend ses contrats avec la firme chinoise CNPC et décide de revoir tous ses accords avec des entreprises pétrolières étrangères.

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Gaelle MAMBOU
Par
Gabriel Youbi youbiga@yahoo.fr

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