Transition énergétique, comment l’Afrique s’y prépare ?

 

Le réchauffement climatique a fait prendre conscience à l’humanité tout entière de la nécessité de basculer assez vite vers un mode de vie plus respectueux de l’environnement. C’est ainsi que de nombreux pays à travers le monde ont commencé à mettre en place des mécanismes qui entrent en droite ligne avec la question essentielle de la protection de l’environnement. Photos : Rwanda et Sénégal.

La consommation d’énergies fossiles à grande échelle et dans plusieurs domaines a contribué à dérégler le climat. Devant l’urgence d’agir rapidement pour la planète et face à un possible tarissement des énergies fossiles, plusieurs nations ont commencé à développer des sources d’énergie alternatives qui seront dans l’avenir les solutions pour notre monde, en matière de respect de l’environnement et de consommation pour l’homme. L’Afrique, continent sur lequel on retrouve la majeure partie des ressources naturelles mondiales et dont l’économie repose en grande partie sur l’exploitation et la commercialisation des énergies fossiles commence elle aussi à se préparer timidement à l’après-pétrole. Il faut dire que les actes ne sont pas énergiques et la volonté politique est insuffisante.

Sur le continent africain, de nombreux gouvernements s’accordent à dire qu’il faut développer impérativement les sources d’énergie propres tels que l’énergie éolienne, solaire, géothermique (…) pour faire face aux enjeux à venir. Malheureusement, les beaux discours ne s’accompagnent pas d’actes concrets. On a trop souvent l’impression que les décideurs africains se laissent guider par un effet de mode or le sujet de la transition énergétique est très crucial pour l’Afrique.

Si elle ne s’y prépare pas, les conséquences pourraient être désastreuses sur de nombreux plans. Il est vrai que l’énergie solaire est de plus en plus utilisée sur le continent, mais dans la majorité des cas, c’est de façon assez informelle et non structurée. L’industrie de la majeure partie des pays africains repose en grande partie sur l’utilisation des énergies fossiles et leurs remplacement par des énergies propres n’est pas encore d’actualité. Pour utiliser les sources d’énergie alternatives il faut un certain nombre d’investissements qui peuvent s’avérer coûteux, mais s’il y a une véritable volonté politique et des mécanismes adéquats au contexte africain, l’exploitation dans la durée des énergies propres sera une réalité. La démographie en Afrique est l’une des plus importantes au monde et les besoins en matière d’accès à l’énergie sont énormes. Vu les dégâts causés par l’utilisation des énergies fossiles et leurs possible raréfaction dans le futur, l’Afrique doit au plus vite changer de politique énergétique et se pencher d’avantage sur les énergie alternatives.

Pour rendre cette transition énergétique possible, les États africains doivent collaborer avec des entreprises et des institutions spécialisés dans le domaine des énergies alternatives afin de mettre en place des politiques innovantes qui faciliteront la production et l’utilisation de ces sources d’énergie. De plus, il faut que les pays africains travaillent à développer une expertise locale qui sera en même de piloter la transition énergétique. L’énergie, comme nous la consommons aujourd’hui va beaucoup évoluer dans le futur pour s’orienter vers un type d’énergie en phase avec notre environnement et qui répondra aux besoins de plus en plus croissant de l’humanité. L’Afrique, pour être au rendez-vous de ce changement doit absolument se doter d’un cadre structuré qui lui permettra d’aborder sereinement sa transition énergétique.

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Author: erica

admin

Par
Amos Traore

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