Douala, dépotoir des déchets de téléphones mobiles

Au total, 52 998,73 kg de déchets de téléphones mobiles ont été collectés en trois ans.

Depuis quelques années, le Cameroun n’est plus seulement la gigantesque poubelle des ordures ménagères. Il  est devenu aussi un réservoir des déchets électroniques. Les téléphones mobiles usagés, les cartes mères et les vieux ordinateurs sont rejetés dans l’environnement ou brûler comme le font certains réparateurs. Ces produits chimiques peuvent alors potentiellement créer des problèmes de santé. Tels que l’insuffisance respiratoire, le cancer, les problèmes de reproduction, etc.

Quantité en hausse

Selon un récent rapport de la Fondation camerounaise de la terre vivante (FCTV), la situation a empiré. Entre  2016 et 2019, la quantité de déchets de téléphones mobiles collectés ne cesse d’augmenter. Au total, 52 998,73 kg de déchets de téléphones mobiles ont été collectés en trois ans. Dans les détails, 12 137,50 kg de déchets de téléphones mobile collectés en 2016 ; 12 213,74 kg l’année suivante. 13 708,89 kg collectés en 2018 et 14 938,6 kg en 2019.

En ce qui concerne les cartes électroniques des ordinateurs portables, 12 970,25 Kg ont été collectés depuis 2018. En somme, 65.968,98Kg de tous les déchets électroniques ont été collectés. Notamment les cartes électroniques des autres appareils électroniques et les téléphones mobiles.

Pour le moment, le Cameroun n’a pas les moyens financiers. Ni la technologie nécessaire pour recycler localement  les déchets issus des terminaux mobiles et leurs accessoires. « Nous avons déjà faire trois exportations des déchets. En totale nous avons faire rapatriés en France 50 980 tonnes », explique Gilles Azemazi, Chef d’atelier à FCTV.

 Au Cameroun, le plus grand obstacle au recyclage  des déchets électronique est le manque de sensibilisation des consommateurs. A cela s’ajoute le manque de conscience que le recyclage est même possible et la connaissance des programmes… sont les principaux obstacles pour les consommateurs. « Cela signifie que le premier défi pour motiver les gens à recycler l’électronique est de leur faire comprendre que c’est possible. De montrer comment y parvenir », conclut Gilles Azemazi.

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Gaelle MAMBOU

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