En Californie, la course pour la deuxième place du Super Tuesday

Pete Buttigieg (au centre) a apporté son soutien à Joe Biden, à Dallas au Texas, lundi 2 mars. Juan Figueroa / AP

Derrière Bernie Sanders, la lutte est intense pour passer les 15 % et obtenir des super-délégués.

La sénatrice américaine Elizabeth Warren, en marge d’un meeting à Monterey Park (Californie), le 2 mars 2020.
La sénatrice américaine Elizabeth Warren, en marge d’un meeting à Monterey Park (Californie), le 2 mars 2020. MARIO TAMA / AFP

La Californie a longtemps été négligée dans le processus de désignation du candidat démocrate à l’élection présidentielle. Les primaires s’y tenaient tard dans la saison, les jeux étaient faits bien avant. Les électeurs voyaient les candidats passer en coup de vent, généralement pour des collectes de fonds à Hollywood ou dans la Silicon Valley.

En 2016, la primaire avait eu lieu le 7 juin. Elle avait été remportée par Hillary Clinton devant Bernie Sanders (53 %-46 %) dans une quasi-indifférence, l’ex-First Lady étant assurée de se qualifier grâce au soutien des super-délégués. Pour l’élection 2020, les démocrates de Californie ont voulu peser dans le processus de sélection. En septembre 2017, l’Assemblée de l’Etat a adopté un texte avançant le scrutin de trois mois : la « loi sur la primaire en prime time ».Article réservé à nos abonnés Lire aussi  Primaires démocrates : Joe Biden relance la course au centre avant le Super Tuesday

Le 3 mars, il sera difficile d’ignorer la Californie, même si les résultats tomberont probablement bien après les programmes en prime time. Le Golden State est le géant du Super Tuesday ; 415 délégués doivent être désignés, soit plus de 30 % du total en jeu ce jour-là (1 357). Les experts s’attendent à une participation de quelque 10 millions d’électeurs (8,5 millions en 2016). Selon le secrétaire d’Etat de la Californie, Alex Padilla, responsable de l’organisation du scrutin, 40 % d’entre eux ont déjà renvoyé leur bulletin en profitant de la procédure de vote anticipé.

Bernie Sanders en terrain conquis

Bernie Sanders est en terrain conquis. Dans un Etat aussi progressiste (Hillary Clinton a devancé Donald Trump de 4,2 millions de votes), le sénateur du Vermont jouit d’une aura non démentie. En 2016, 79 000 personnes avaient même voté pour lui à la présidentielle, inscrivant son nom dans la catégorie « indépendant », bien qu’il ait abandonné sa candidature. Le dernier sondage du Public Policy Institute of California lui attribue 32 % des voix. Il est suivi par l’ancien vice-président Joe Biden (14 %), la sénatrice du Massachusetts Elizabeth Warren (13 %) et l’ancien maire de New York Michael Bloomberg (12 %).Lire notre enquête : Présidentielle américaine, la révolution Sanders

Le message du candidat « socialiste » résonne particulièrement dans un Etat où certaines des plus grandes fortunes du monde côtoient une population étranglée par la crise du logement, au point que les villes ont commencé à ouvrir des parkings pour que les « working poors », les travailleurs pauvres, puissent dormir dans leur voiture.

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richard fopa
Author: richard fopa

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