Le collectif des travailleurs de la Société Générale Cameroun en colère contre leur employeur

Il reproche à la banque, la réduction des frais de personnel au moyen de la rétention de tout ou partie du traitement salarial de plusieurs de ses salariés. Ceci à la suite des opérations d’optimisation fiscale.

Le collectif des travailleurs de la Société Générale Cameroun en veulent à leur employeur. Il reproche à la banque entre autres : la réduction « unilatérale » et « continue » des frais de personnel par la rétention de tout ou partie du traitement salarial de plusieurs de ses salariés.

Neuf ans de calvaire

Cette réduction  a commencé il y a 9 ans. En janvier 2012, l’établissement bancaire a adopté une nouvelle politique salariale. Sa finalité déclarée était : «l’harmonisation de la structure de la paye, le lissage des primes annuelles et surtout l’optimisation fiscale des salaires de l’ensemble du personnel ».

Malheureusement, cette opération conclue de manière arbitraire n’a pas eu l’effet escompté.  Elle n’a pas non seulement donné lieu aux effets attendus, mais ne s’est jamais dénouée. Ni suivant les prescriptions légales en matière de négociation. Ni suivant les règles prescrites au sein du groupe bancaire Société Générale.

Par conséquent, les victimes de cette réforme se comptent par centaines aujourd’hui. Parmi elles, le personnel en activité et ceux ne faisant plus partie de l’effectif de la Banque.

Pire, cette opération « a été lourdement dommageable à bien des égards pour plusieurs travailleurs, qui en toute légitimité, n’ont plus aujourd’hui d’autre voie de recours pour réparation, que celle des tribunaux ». Dénonce Thomas Njoya Ngoudikou, syndicaliste et porte-parole du collectif. Non sans évoquer les embûches et les menaces subies par les ex-employés licenciés  de la banque au détriment de la recherche d’une solution négociée. 

Sa déclaration est contenue dans une tribune libre publiée le mardi 03 mars 2020 dans Le Messager. Une déclaration qui sonne aussi comme une mise en garde contre les tiers utilisés par la banque pour des actions de recouvrement contre des ex-employés contestant leur licenciement.

« (…) La banque non seulement n’a pas pris la pleine mesure de l’indigence et donc de la défaillance dans laquelle elle a plongé un certain nombre de ses salariés et leur famille avec l’opération dénoncée plus haut. Mais, qu’au mépris des procédures collectives et individuelles engagées à son encontre par certaines des victimes. Encore pendantes devant les juridictions compétentes, celle-ci s’obstine à multiplier tant personnellement qu’à travers des tiers. Des prétendues actions de recouvrement qui n’ont manifestement pour but qu’accentuer les pressions et le stress sur ces personnes devenues vulnérables de son fait (…). » Fustige l’ex-employé.

On se souvient qu’en juin 2014, un mouvement d’humeur du personnel avait paralysé la banque pendant deux jours.  A l’époque, les travailleurs protestaient les conditions de travail et le licenciement d’un de leur collègue.

Tout le souhait des clients est que le climat social soit apaisé à travers un dialogue entre les protagonistes pour une solution définitivement négociée. Car ne dit-on pas que « l’argent n’aime pas le bruit ».

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Gaelle MAMBOU

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