Cameroun – Inondations à Douala: Le maire de Douala 5e, Richard Mfeungwang, va démolir les maisons construites sur les drains

Inondations à Douala

Le patron de cette circonscription a donné huit jours aux propriétaires des bâtisses érigées le long des cours d’eau pour déguerpir.

La ville de Douala est en proie, en cette saison pluvieuse, à des inondations, et dans la circonscription de Douala 5e, le maire annonce la démolition des maisons d’habitation construites sur les drains et le long des cours d’eau. Richard Mfeungwang l’a indiqué dans un communiqué daté du 31 août 2020, rapporte le quotidien Le Jour de ce jeudi 3 septembre 2020.

L’édile de cette circonscription somme les propriétaires de ces bâtisses, «de les démolir systématiquement sous huitaine, faute de quoi les services techniques de la Mairie de Douala 5ème procéderont à ladite démolition conformément à la réglementation en vigueur». Il n’a pas inventorié les quartiers concernés par cette mesure, mais Le Jour croit savoir que «les populations de Bépanda Petit-Wouri, plus précisément celles des blocs situés au lieu-dit «54 Escaliers», se sentent concernées par cette annonce et se préparent au pire. Le quartier est situé en vallée, et un grand nombre des habitations du coin sont construites au bord des rivières Mbanya et Tongo Bassa».

La décision du maire est cependant critiquée par certains chefs de blocs, auxiliaires de l’administration, qui estiment que Richard Mfeungwang peut procéder autrement, plutôt que de procéder à des démolitions et de jeter dans la rue de nombreuses familles. «S’il s’agit des maisons construites sur les grands cours d’eau, il n’y a pas de problème. Chacun est conscient qu’elles sont en bordure de l’eau. Mais si ce ne sont pas des constructions sur le drain, on va où là ? S’il (le maire) veut faire des drains, qu’il le fasse sur les deux côtés de la route, y compris au niveau d’Akwa-Nord et de Tongo-Bassa, et qu’il vienne aussi voir ce que les militaires ont fait au niveau du pont Bonabassem. Les eaux ne s’écoulent pas bien de ce côté-là. Ils restent au bureau, au lieu de venir voir la réalité sur le terrain», vitupère Dieudonné Tchitchoua, chef du bloc 6 du quartier Bépanda Petit-Wouri, interrogé par Le Jour.

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MAX NDASSI
Author: MAX NDASSI

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