France Relance, un plan de 100 milliards d’euros pour éviter le décrochage économique

ean Castex présentera en fin de matinée avec Barbara Pompili, Bruno Le Maire, Elisabeth Borne et Clément Beaune les détails du plan de relance de 100 milliards d’euros qui sera ensuite décliné par tous les ministères concernés par les nouveaux dispositifs. L’objectif est de permettre à la France de retrouver d’ici à fin 2022 le niveau de PIB de fin 2019 afin d’effacer l’impact de la crise sanitaire et de créer les emplois de demain dans l’économie verte.

Transition écologique, transformation de l’industrie et cohésion sociale et territoriale. C’est le tiercé gagnant du plan de relance qui sera présenté par le gouvernement ce 3 septembre 2020 à l’issue du Conseil des ministres. Baptisé « France Relance », il pèsera près de 100 milliards d’euros, après les 470 milliards d’euros déjà engagés depuis le confinement, consacrés à l’activité partielle qui a concerné 8 millions de salariés, le prêt garanti par l’Etat et les divers plans sectoriels (aéronautiqueautomobiletourisme, …).

Lire aussi : Souveraineté, écologie, solidarité, emploi des jeunes… les 4 axes du Plan de relance que l’on connaît

40 milliards viennent de l’UE

Investis entre fin 2020 et fin 2022, ces 100 milliards d’euros qui seront inscrits dans le projet de loi de finances pour 2021 représentent l’équivalent de 4 points de PIB, soit quatre fois le plan de relance de 2008 et, sera, selon Matignon, « le plan plus massif annoncé à ce jour parmi les grands pays européens ». Si 40 milliards viennent de l’Union européenne, « la quasi-totalité des dépenses n’aura pas de caractère pérenne » à l’exception des impôts de production, a précisé le cabinet du Premier ministre lors d’une conférence téléphonique organisée le 2 septembre.

4 point de PIB, c’est l’équivalent de la perte de richesse induite par la crise de la Covid-19, et Matignon compte sur l’effet de levier généré par ces 100 milliards, sur l’investissement public et privé, afin de rattraper d’ici fin 2022 le niveau de PIB de fin 2019. Et éviter un décrochage durable de l’économie. Face aux critiques de ceux qui pensent que même 100 milliards sont insuffisants pour tenir cet objectif, Bercy est confiant. Le calibrage du plan est « à la bonne hauteur » et « conforme à ce qu’avait recommandé en juillet le Conseil d’analyse économique ».

Autre enjeu porté par le plan, être « soutenable » alors que la dette publique atteindra fin 2020 le niveau record hors temps de guerre de 120% du PIB. A Matignon, on assume : « la pire des options aurait été de ne rien faire. Quand on perd 4 point de PIB, c’est un affaiblissement considérable ». Autre enjeu et…

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