Comment nous sommes devenus si obsédés par la race, le genre ou les identités

« Le silence blanc, c’est de la violence » s’est imposé comme l’un des slogans phare des mouvements antiracistes (ici une manifestation à Londres).

Dans « Cynical Theories », Helen Pluckrose et James Lindsay analysent les dérives idéologiques des études postcoloniales, queer ou de genre, passées des campus à la société.

En 2018, Helen Pluckrose et James Lindsay cosignaient un retentissant canular. Pour illustrer les dérives idéologiques de nouveaux champs académiques en vogue – études de genre, théorie queer, théorie critique de la race, etc. -, ces chercheurs avaient envoyé vingt articles absurdes à des revues de sciences humaines. On y retrouvait une analyse de la culture du viol dans les parcs à chiens, un plagiat de Mein Kampf dans lequel le mot « juif » était simplement remplacé par « blanc » ou une enquête sur l’impact du godemiché anal sur la transphobie chez les hommes hétérosexuels… Au moment où le Wall Street Journal révélait la supercherie, quatre de ces « études » avaient déjà été publiées, et trois autres étaient validées par des pairs.  

Après la blague, place aujourd’hui au sérieux. Dans le passionnant Cynical Theories (Pitchstone Publishing) qui vient de paraître en anglais, Helen Pluckrose, rédactrice en chef du magazine Aero, et James Lindsay, mathématicien de formation, tentent de comprendre comment nous sommes devenus si obsédés par la race, le genre ou l’identité.  

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