Isolement, obésité, dépression : les risques du télétravail prolongé

Par peur du virus ou obligation professionnelle, des milliers d’employés français ont dû s’adapter à un télétravail prolongé. (illustration)

Par peur du virus ou obligation professionnelle, des milliers d’employés français ont dû s’adapter à ce nouveau mode d’organisation.

« Au début, c’était censé être une semaine. Au final, ça a duré six mois ». Au bout du fil, Cécile* se dit « fatiguée ». Pourtant, depuis mars dernier, cette jeune Parisienne de 25 ans n’a presque pas « remis les pieds au bureau » : en télétravail dès le début du confinement, elle confie à L’Express n’être retournée dans ses locaux qu’à de « rares occasions », pour « récupérer des affaires ou pour des réunions importantes ». Et c’est là que réside tout le problème : seule face à son ordinateur depuis des semaines, la jeune femme a perdu toute sa motivation professionnelle, au point de demander, le mois dernier, une rupture conventionnelle.  

Journées interminables, réunions incessantes, échanges « robotisés »… « Pendant six mois, je me suis retrouvée seule avec ma boîte mail, ma boss et mon stress », lâche Cécile, dépitée. « Tout ce que j’aimais dans mon job a disparu avec le télétravail : le lien avec les collègues, l’échange, les réunions. Tout est devenu compliqué, oppressant », témoigne cette chargée de communication, qui estime « être arrivée au bout » d’un système « qui ne peut pas marcher sur la durée ». 

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