CAMEROUN: Port de Douala, LE TEMPS DONNE RAISON A CYRUS NGO’O Directeur Général du Port autonome de Douala

CYRUS NGO’O : Directeur Général du Port autonome de Douala

Tout est parti d’un différend entre le PAD et le groupement Bolloré SA-APM Terminals, actionnaire de DIT, qui, visiblement, n’a pas apprécié de perdre l’exploitation du Terminal à conteneurs de la plus vielle place du pays.

Bolloré parti, le port monte en puissance : Historique

Dès le début de cette année, le Port Autonome de Douala a paré au plus pressé en créant une régie pour gérer le terminal à conteneurs.

Depuis le 2 janvier 2020, le terminal à conteneurs du Port de Douala Bonabéri est exploité par une régie. Alors que la presse annonçant l’arrivée d’un nouveau Concessionnaire pour prendre le relai de Douala International Terminal (DIT), dont le contrat avait expiré le 31 décembre 2019, les administrateurs du Port autonome de Douala (PAD), l’autorité portuaire de la capitale économique, ont pris tout le monde de court en optant pour une régie. Un choix qui est loin d’être une fantaisie.

Tout est parti d’un différend entre le PAD et le groupement Bolloré SA-APM Terminals, actionnaire de DIT, qui, visiblement, n’a pas apprécié de perdre l’exploitation du Terminal à conteneurs de la plus vielle place du pays. Et pourtant, un appel public international à manifestation d’intérêt pour la concession des activités de rénovation, de modernisation, d’exploitation et de maintenance du terminal à conteneurs du port de Douala Bonabéri a été normalement lancé. Au dépouillement, le groupement Bolloré SA-APM Terminals occupant la 7e place. Un résultat contesté par l’actionnaire de DIT; qui s’est empressé d’ester le PAD en justice pour contester son élimination et solliciter la suspension du processus dans le but de se remettre en course.

Pour éviter une procédure, qui s’annonçait longue et dangereuse pour l’économie Camerounaise si jamais l’exploitation du Terminal à conteneurs devait être arrêtée, le président de la République Paul Biya a instruit, le 23 Octobre 2019, la suspension de l’attribution du Terminal à un nouveau concessionnaire. Pour le Président, il fallait d’abord vider les contentieux entre le PAD et le groupement Bolloré SA-APM Terminals.

La reprise en main par le PAD

Pour continuer de faire tourner le terminal à conteneurs, la direction générale du PAD a proposé à son conseil d’administration de créer une régie déléguée en charge de la gestion du Terminal. L’article 48 du contrat de concession paraphé en 2004 entre le PAD et DIT a été convoqué pour motiver cette proposition de créer une régie du terminal à conteneurs (RTC). Cet article stipule : qu’« en cas de faillite du concessionnaire ou de cessation d’activité pour toute autre cause, le concédant a un droit de préemption sur tout matériel et équipement du concessionnaire ».

Le 06 Décembre 2019, la RTC est créée grâce à une résolution. Mais comment cette régie allait-elle remplacer le groupement Bolloré SA-APM Terminals sans personnel et sans matériels ? Le PAD a tout simplement activé son droit de subrogation ou remplacement et de préemption que lui confèrent les articles 42 et 48 de l’instrument juridique qui liait le PAD et DIT, ainsi que ses prérogatives de puissance publique. Les équipements et les personnels réquisitionnés vont donc continuer à travailler, tranquillement, mais sous la direction de la RTC, dès la reprise des activités du Port de Douala Bonabéri, le 02 Janvier 2020. Un semestre plus tard, l’expertise camerounaise, est non sans succès.

Please follow and like us:
error20
fb-share-icon0
MAX NDASSI
Author: MAX NDASSI

Laisser un commentaire

EnglishFrench
Social Share Buttons and Icons powered by Ultimatelysocial
Facebook0
odio dictum id vel, sem, eleifend id, ipsum fringilla dolor Donec