RDC : le processus de désarmement de la Force de résistance patriotique de l’Ituri coince

RDC : le processus de désarmement de la Force de résistance patriotique de l’Ituri coince

Le début du désarmement était fixé début mai. Depuis, le processus n’avance plus et la peur de voir ces miliciens se remobiliser commence à germer dans les esprits.

La Force de résistance patriotique de l’Ituri (FRPI) signe un accord de paix avec le gouvernement congolais en février 2020. Avec l’accord de paix, un calendrier de DDR (désarmement, démobilisation et réintégration) avait été adopté. Le début du désarmement était fixé début mai.

 Depuis, le processus n’avance plus et la peur de voir ces miliciens se remobiliser trotte dans les esprits.  D’autant que les groupes armés sont toujours localisés à Azita. C’est à moins de 10 kilomètres de la cité de Gety, dans le territoire d’Irumu.

Manque de nourriture

  Selon certaines sources que Rfi a contactées, plusieurs centaines de miliciens ont déserté le lieu parce que l’argent et la nourriture fournis en début d’année par le gouvernement n’arrivent plus depuis le mois de juin.ADVERTISEMENT

Du côté de la Monusco, l’on affirme avoir a mis en place les sites pour accueillir les miliciens. Toutefois,  la mission onusienne exige au préalable le désarmement pour pouvoir mettre en place le processus de réinsertion. Les sources gouvernementales accusent la FRPI d’avoir présenté de nouvelles revendications qui n’étaient dans l’accord.

Des pistes de solutions

Comme solution, Kinshasa envisage maintenant des discussions plus globales pour prendre en compte l’ensemble des groupes armés qui sèment la terreur dans la région. La mission inter-institutionnelle devrait, en principe arriver ce jeudi en Ituri afin de permettre  d’avancer sur la résolution des conflits.

La représentante des Nations unies en RDC  refuse l’amnistie préalable et l’intégration dans l’armée régulière des groupes armés pour instaurer la paix et la stabilité dans l’est du pays. «On ne doit pas amnistier», avait déclaré Leïla Zerrougui. C’est représentante spéciale et Chef de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo.

«Amnistier c’est dire que les faits n’ont jamais existé», a poursuivi la diplomate algérienne, rappelant son passé de magistrate. «Vous avez vu comment ils ont découpé les gens en morceaux dans les villages?», avait-t-elle ajouté. Faisant ainsi une allusion aux massacres imputés aux Forces démocratiques alliées (ADF) au Nord-Kivu ou Codeco (Coopérative pour le développement du Congo) en Ituri.

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