lun. Sep 23rd, 2019

Coworking : comment Regus veut doubler sa présence sur le continent

L’arrivée imminente en Afrique du Sud de son principal concurrent WeWork, a convaincu le spécialiste luxembourgeois du coworking d’intensifier son développement sur le continent. Il parie sur le modèle de la franchise pour y parvenir rapidement.

Les ouvertures se font au pas de charge. Depuis janvier 2019, le spécialiste des espaces de coworking, Regus, multiplie les ouvertures en Afrique, au rythme d’une ou deux inaugurations par mois. L’entreprise, dont la maison mère IWG (propriétaire des enseignes Spaces, HQ et No18) est située en Suisse, cherche depuis deux ans à développer son activité au-delà des pays qu’elle connaît déjà, comme le Maroc (14 centres) et l’Afrique du Sud où elle est présente dans 37 villes. Les dernières inaugurations en date ont eu lieu en juillet à Conakry en Guinée ainsi qu’à Djibouti.

50 implantations à termes

Partout où il s’installe, le réseau privilégie désormais le modèle de la franchise plutôt qu’un développement en propre. Ce choix lui garantit un déploiement plus rapide et à moindre frais. La stratégie fonctionne sur un modèle de cluster dans lequel le franchisé est tenu d’ouvrir au moins deux centres sur une zone qui lui revient (une ville ou une région).

« Nous souhaitons doubler notre présence en Afrique dans les prochaines années. C’est pourquoi nous nous appuyons sur des locaux pour implanter des centres », justifie Tarek Abou-Zeinab, directeur de Regus Afrique. Son objectif : passer de 28 implantations actuelles, à 50 le plus rapidement possible. Pour l’heure, outre la Guinée et Djibouti, les autres franchises de Regus se situent en Angola, en Éthiopie et au Zimbabwe.

Si 14 pays sont ciblés au total (Cameroun, RDC, Burkina Faso, Malawi, Seychelles, Maroc, Kenya, Ouganda, Ghana, Tanzanie, Mozambique, Maurice, Botswana, Sénégal), aucune stratégie particulière n’est prévue concernant l’ordre des ouvertures. Celles-ci se font au fil des manifestations d’intérêt de la part des candidats à la franchise.

Pour les sélectionner, Regus restreint ses recherches aux propriétaires de murs, aux capital-investisseurs ainsi qu’à des multifranchisés. S’ils sont sélectionnés, ces derniers décrochent un contrat faisant l’objet d’un « accord de confidentialité entre le franchisé et le franchiseur », confie un porte-parole de l’enseigne. 

En France, certains sites spécialisés parlent de contrat d’exploitation de la marque pendant dix ans, renouvelable cinq ans pour une implantation en centre-ville. La redevance concernant le droit d’exploiter la marque est évalué à 6 % du chiffres d’affaires du franchisé et l’accès aux services marketing à 2 %. L’apport personnel, lui, est estimé à 200 000 euros.

Tarek Abhou-Zeinab, Directeur regus Afrique

L’arrivée imminente en Afrique du Sud de son principal concurrent WeWork, a convaincu le spécialiste luxembourgeois du coworking d’intensifier son développement sur le continent. Il parie sur le modèle de la franchise pour y parvenir rapidement.

Les ouvertures se font au pas de charge. Depuis janvier 2019, le spécialiste des espaces de coworking, Regus, multiplie les ouvertures en Afrique, au rythme d’une ou deux inaugurations par mois. L’entreprise, dont la maison mère IWG (propriétaire des enseignes Spaces, HQ et No18) est située en Suisse, cherche depuis deux ans à développer son activité au-delà des pays qu’elle connaît déjà, comme le Maroc (14 centres) et l’Afrique du Sud où elle est présente dans 37 villes. Les dernières inaugurations en date ont eu lieu en juillet à Conakry en Guinée ainsi qu’à Djibouti.

50 implantations à termes

Partout où il s’installe, le réseau privilégie désormais le modèle de la franchise plutôt qu’un développement en propre. Ce choix lui garantit un déploiement plus rapide et à moindre frais. La stratégie fonctionne sur un modèle de cluster dans lequel le franchisé est tenu d’ouvrir au moins deux centres sur une zone qui lui revient (une ville ou une région).

« Nous souhaitons doubler notre présence en Afrique dans les prochaines années. C’est pourquoi nous nous appuyons sur des locaux pour implanter des centres », justifie Tarek Abou-Zeinab, directeur de Regus Afrique. Son objectif : passer de 28 implantations actuelles, à 50 le plus rapidement possible. Pour l’heure, outre la Guinée et Djibouti, les autres franchises de Regus se situent en Angola, en Éthiopie et au Zimbabwe.  à lire Bureaux : coworking et réseautage font bon ménage

Si 14 pays sont ciblés au total (Cameroun, RDC, Burkina Faso, Malawi, Seychelles, Maroc, Kenya, Ouganda, Ghana, Tanzanie, Mozambique, Maurice, Botswana, Sénégal), aucune stratégie particulière n’est prévue concernant l’ordre des ouvertures. Celles-ci se font au fil des manifestations d’intérêt de la part des candidats à la franchise.

Pour les sélectionner, Regus restreint ses recherches aux propriétaires de murs, aux capital-investisseurs ainsi qu’à des multifranchisés. S’ils sont sélectionnés, ces derniers décrochent un contrat faisant l’objet d’un « accord de confidentialité entre le franchisé et le franchiseur », confie un porte-parole de l’enseigne.  Accédez en illimité à Jeune Afrique Digital Pour 7,99€/mois

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En France, certains sites spécialisés parlent de contrat d’exploitation de la marque pendant dix ans, renouvelable cinq ans pour une implantation en centre-ville. La redevance concernant le droit d’exploiter la marque est évalué à 6 % du chiffres d’affaires du franchisé et l’accès aux services marketing à 2 %. L’apport personnel, lui, est estimé à 200 000 euros.

Large spectre de clients

Côté client, la firme luxembourgeoise attire tant les start-up naissantes que les grands groupes internationaux. L’installation de Google en Égypte a par exemple justifié l’ouverture d’un espace pour 110 personnes. D’autres géants américains comme Amazon font partie de la clientèle.

Difficile en revanche d’estimer le prix moyen de la location de bureau au sein d’un espace de coworking Regus, car le loyer est fixé en fonction des besoins du client. Sont pris en compte, le nombre de collaborateurs, l’emplacement géographique souhaité, ainsi que certains services comme des bureaux fermés.

Autant d’ajustements possibles qui visent à rester compétitif dans un environnement de plus en plus concurrentiel. Début août, WeWork, principal concurrent de Regus qui a reçu en février 2019, 6 milliards de dollars d’investissements de la part de la holding japonaise SoftBank, a annoncé son arrivée sur le continent cette année avec une première implantation en Afrique du Sud.

Un réseau d’entraide

Mais Regus, dont la maison mère réalise près de 676 millions d’euros de chiffre d’affaires sur la zone Europe Moyen-Orient et Afrique – en croissance de plus de 20 % par rapport à 2018 – reste confiant et compte sur son maillage international pour se différencier : « Notre équipe commerciale – 2 500 collaborateurs au niveau mondial – peut apporter à tout moment un accompagnement à nos franchisés, explique Tarek Abou-Zeinab. Nous disposons également d’une équipe centrale mondiale spécialement dédiée à l’activité de franchise.

Et certaines équipes sur place peuvent accompagner d’autres implantations africaines. C’est le cas de notre équipe en Égypte qui est intervenue dans l’installation de Regus en Tunisie », poursuit le dirigeant. Mieux, les clients Regus peuvent travailler depuis n’importe quel espace de coworking dans le monde. Le réseau en compte en tout 3 600 installés dans plus de 1 000 villes de plus de 110 pays.

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Author: erica

admin

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