Liverpool assomme Manchester City et la Premier League

Au terme d’un match complètement maîtrisé pendant 70 minutes, Liverpool s’est logiquement imposé dimanche face à Manchester City (3-1). Pep Guardiola peut hurler au scandale arbitral : les Reds prennent, pour de bon, l’avantage dans la course au titre.

Liverpool 3-1 Manchester City

Buts : Fabinho (6e) Salah (13e) et Mané (51e) pour Liverpool // Silva (78e) pour City.

S’il fallait relever le défi de résumer ce sémillant Liverpool-Manchester City en une phrase, tentons ceci : la prestation des locaux fût aussi parfaite que l’ouverture du score de Fabinho. Pure, sans chichis, sans effets. Il faut le voir, le grand dégingandé : il flotte autant dans son maillot que sur le terrain, n’est jamais dribblé, rarement dribblant. Un modèle du genre, tout en contrôle et décalage, comme le jeu du soir des Reds, dont les combinaisons sur les ailes ont fini par donner le tournis aux hommes de Pep Guardiola, battus à trois reprises. On attendait un échange de mignardises, ce fût une boucherie : Liverpool prend neuf points d’avance sur City, et vient de frapper un immense coup dans la course au titre en Premier League.

Pétarades de bienvenue

Ce Liverpool-City étant devenu la nouvelle rivalité forte du football anglais et, probablement depuis deux ans, la plus belle affiche du foot mondial, il fallait bien quelques piques pour en sceller le statut. « The Classic« , dit-on dans la presse Outre-Manche ? Voilà les récepissés : « Mané le plongeur » de Guardiola; « Intelligent de sa part d’attirer l’attention de l’arbitre » du sénégalais, les caresses de Klopp au « meilleur entraîneur du monde« … Et, sur le pré, les torgnoles. La frappe de Fabinho, adoubé par Graeme Souness comme meilleur 6 du monde ce dimanche matin dans le Times, transperce les filets de Claudio Bravo et le voile du consensus : Pep hurle au vol pour une main évidente de Tret Alexander Arnold dans la surface de Pool, mais oublie que c’est celle de Bernardo Silva qui avait permis au ballon de s’y précipiter (1-0, 6e).

Les débats sont ouverts et, alors que City manque deux grosses occasions sur des coups de pied arrêtés létaux de De Bruyne (Sterling, 9e et Agüero 12e), Salah scelle le hold-up de la tête sur une merveille de centre rebondissant de Robertson (2-0, 13e). Pep se crache dessus. La bile, logique, quand les siens dominent stérilement, probablement à cause de quelques imprécisions techniques de KDB et du manque d’inspiration d’Agüero, jamais buteur à Anfield, qui bute à répétition sur Alisson (25e, 41e, 45e+1). Angeliño, titulaire surprise à la place de Benjamin Mendy, touche même le poteau de ce dernier, souvent sollicité, mais rarement mis en danger. En réalité, l’essentiel est ailleurs : au milieu de terrain, Fabinho et Wijnaldum éteignent Gündoğan et Rodri. Pas plus compliqué que ça.

Le bourreau du Pep

Sterling joue à l’envers. Fernandinho joue à l’envers. Pire : Kyle Walker joue à l’envers, et des deux côtés du terrain. Ses centres jamais décochés répondent à sa mauvaise couverture de Sadio Mané sur un centre au second poteau d’Henderson, et voilà que le choc se transforme en bouillie de Schtroumpfs (3-0, 51e). On pense à ce chiffre : City ne s’est plus imposé à Anfield depuis le 3 mai 2003, une époque où festoyaient Milan Baroš, Gérard Houllier et Kévin Keegan, et où l’homme du match s’appelait Nicolas Anelka. Ici, on pourrait définitivement saluer le boulot de Jürgen Klopp, bourreau pour la neuvième fois de Guardiola (Mourinho est à cinq), alors que l’Espagnol tarde à remplacer le Kun par Gabriel Jésus.

Sterling Alive
L’entrée du Brésilien offre un peu d’allant aux Citizens, qui multiplient les positions dangereuses à mesure que Sterling prend le dessus sur Alexander-Arnold (53e, 68e, 80e). La pression s’accentue diablement. Bernardo Silva réduit le score du gauche (3-1, 78e), puis Guardiola hurle à nouveau au scandale lorsque TAA dévie un centre de Sterling d’une main légèrement décollée. Ses deux doigts dressés et son cri – « TWICE » – ne suffiront pourtant pas à motiver Kyle-Walker pour planter sa tête dans les cages d’Alisson (85e). C’était beau, c’était fort. Enfin, pas pour tout le monde : ce dimanche soir, City a plus été mené au score cette saison que sur l’ensemble de l’an passé, et compte déjà autant de défaites (4). C’est peut-être ça que l’on pourrait qualifier de plongeon.


Liverpool (4-3-3) : Alisson – Alexander-Arnold, Lovren, Van Dijk, Robertson – Henderson (Milner, 61e), Fabinho, Wijnaldum – Salah (Gómez, 86e), Firmino (Oxlade-Chamberlain, 78e), Mané. Entraîneur : Jürgen Klopp

Manchester City (4-3-3) : Bravo – Walker, Stones, Fernandinho, Angeliño – De Bruyne, Rodri, Gündoğan – Bernardo Silva, Agüero (Gabriel, 71e), Sterling. Entraîneur : Pep Guardiola

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Author: erica

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