Budget 2020 : le Cameroun table sur une enveloppe de 4951,7 milliards FCFA, en baisse de 260 milliards, une première depuis 10 ans

Depuis l’année 2008, après avoir franchi la barre des 2000 milliards FCFA, le budget de l’Etat du Cameroun n’a plus jamais connu de baisse. Au contraire, au fil des années budgétaires, cette enveloppe n’a cessé d’augmenter,

Depuis l’année 2008, après avoir franchi la barre des 2000 milliards FCFA, le budget de l’Etat du Cameroun n’a plus jamais connu de baisse. Au contraire, au fil des années budgétaires, cette enveloppe n’a cessé d’augmenter, atteignant plus de 5000 milliards FCFA, au cours de l’exercice 2019, au terme d’un collectif budgétaire décidé par le chef de l’Etat au mois de mai.

Mais, pour le compte de l’année 2020, l’enveloppe budgétaire, proposée par le gouvernement et actuellement en examen à l’Assemblée nationale, s’élève à 4951,7 milliards FCFA, contre 5212 milliards FCFA l’année dernière. En attendant son adoption par le Parlement, cette enveloppe révèle d’ores et déjà une baisse de 260 milliards FCFA sur une période d’un an.

Non seulement c’est la première fois depuis au moins 10 ans que le budget de l’Etat est en baisse au Cameroun, mais la proportion de la baisse est l’une des plus importantes des deux dernières décennies. Ce rétrécissement de l’enveloppe budgétaire de l’Etat camerounais, bien que réaliste au regard de l’environnement socio-économique du pays, augure surtout d’une année 2020 économiquement morose.

Dans le détail, la croissance économique en 2020 ne devrait pas s’éloigner des 3,9% annoncés par le FMI pour le compte de l’année 2019 (contre 4,1% en 2018). L’arrêt de la raffinerie publique Sonara, qui contraint le pays à l’importation massive des produits pétroliers finis, et les dépenses sécuritaires visant à restaurer la paix dans les régions de l’Extrême-Nord, du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, demeureront les moteurs de cette atonie de la croissance économique camerounaise, l’année prochaine.

Par ailleurs, en dépit du rebond observé dans le secteur pétrolier en 2019 (croissance sectorielle de 6%, après 3 ans de décélération), embellie qui pourrait se poursuivre en 2020, le secteur non pétrolier ne devrait pas produire de performances extraordinaires en 2020, du fait des tensions observées dans la trésorerie publique (l’Etat est le principal client des entreprises) depuis au moins 2 ans.

erica
Author: erica

admin

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