Calixthe Beyala : « avec le coronavirus, le confinement partiel ou total risque d’avoir des effets désastreux pour le continent africain…»

Selon l’écrivaine, les pays du continent berceau de l’humanité doivent mettre sur pied, des mesures de ripostes propres aux réalités sociales africaines.

L’actualité du moment est la menace du coronavirus. La maladie décime plusieurs personnes dans le monde et le continent africain n’est pas en reste. L’Organisation mondiale de la santé annonce même le pire pour l’Afrique avec cette crise sanitaire. Plusieurs pays africains mettent sur pied les mesures de prévention. Des mesures calquées sur le modèle de lutte des pays européens.

De l’avis de l’écrivaine camerounaise, pour le moment, les mesures prises par les gouvernements africains sont salutaires. « Le Coronavirus est une infection grave; la combattre est une nécessité absolue; en faire une obsession, est pure folie. En effet, l’Afrique devient folle à l’évocation de ce virus; il est là; il va nous décimer tous autant que nous sommes si nous n’y prenons garde, entend on çà et là… Il conviendrait de fermer nos frontières, ce que j’approuve; de mettre en quarantaine ceux qui sont dépistés positifs, j’approuve encore et applaudis des deux mains »…

Africains

« Mais lorsqu’il s’agit de fonctionner au mimétisme, de mettre en place des systèmes de confinement partiel ou total pour l’ensemble de la population, d’empêcher les déplacements des populations d’une ville à une autre, me voilà perplexe…. Car en mon sens, l’Afrique perd le nord; elle se débilise; elle se met en danger, car la plupart des Africains vivent au jour le jour.

Ils n’ont pas les moyens de s’approvisionner en nourriture pour une petite semaine ! Ils n’ont pas de frigo, et pour la plupart, pas d’électricité pour pouvoir se payer ce luxe qui certainement diminuerait le nombre de nos morts», écrit celle-ci sur son compte Facebook.

Pour l’écrivaine camerounaise, « il convient de trouver pour l’Afrique des stratégies d’urgence qui répondent mieux aux besoins de nos peuples », conclut celle-ci sur un message posté ce dimanche 22 mars 2020 sur sa page Facebook.

Gervais TATSA

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