Cameroun – Covid-19 : les pouvoirs font face à l’inflation des commerçants véreux

Dans les marchés camerounais, les commerçants véreux ont décidé de profiter de la crise sanitaire du Coronavirus pour augmenter illicitement les prix.

Certains importateurs des produits de grandes consommation ont commencé même à dissimuler les stacks de marchandises pour provoquer des pénuries. Pour combattre ces pratiques démentielles, le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana a opté de sévir en scellant les boutiques concernées.

Hier 23 mars 2020, le membre du gouvernement a effectué une descente musclée dans les marchés et grandes surfaces de la ville de Yaoundé. Il était question de vérifier les la disponibilité des stocks des produits de première nécessité et les prix pratiqués par les commerçants suite aux multiples plaintes des consommateurs. Cette mission a permi de rattrapé les commerçants véreux.

Les auteurs de l’inflation dans les mailles du patron du commerce

Il s’agit d’un entrepôt situé au quartier Fouda et du magasin SOREPCO au marché Mokolo, dans l’arrondissement de Yaoundé 2. Luc Magloire Mbarga Atangana a immédiatement  scellé  ceux-ci. 

«SOREPCO, qui est le premier importateur, a importé 26555 tonnes de riz. Je voulais voir mais on me dit qu’il est à Douala.  J’ai déjà fait sceller des magasins à Douala, et je suis ici à Yaoundé, je ne vois rien. Ça veut dire qu’il y a problème. Je ne veux pas présumer de ce que diront les enquêtes. Mais on peut penser qu’il y a peut-être dissimulation de stocks», a indiqué le ministre du Commerce. 

Il a d’ailleurs mis en garde ces hors la loi qui persistent dans cette pratique illicite si les enquêtes se confirment. 

«Au delà de la sanction pécuniaire, c’est la sanction pénale, c’est à dire la prison. Je voudrais vraiment que les choses soient claires pour ceux qui n’ont pas encore compris. La loi m’autorise à fermer, à suspendre l’activité. Et c’est ce que je vais faire», prévient-il.

Le Cameroun épargné de la crise alimentaire malgré le COVID-19

D’après le ministre, les camerounais ne doivent pas craindre une crise alimentaire en cette période où la pandémie de coronavirus touche déjà plus de 60 personnes au Cameroun.

 «Au 31 décembre 2019, nous avions des stocks de 100 mille tonnes disponibles. Et pour le premier trimestre de l’année 2020, il a été importé 100 736 tonnes de riz. Ce qui fait une réserve de 200 mille tonnes», rassure-t-il.

Gervais TATSA

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