Garoua : la culture et les loisirs affectés par le Coronavirus

La pandémie du coronavirus a déjà de graves conséquences pour toute la filière des loisirs et de la culture.

La publication des treize mesures prises par le gouvernement pour faire face au coronavirus le 17 mars 2020 a été un coup massue chez les acteurs des loisirs. Report sans date ultérieure, annulation pure et simple, ou réaménagement des horaires d’ouverture et de fermeture ; le monde du divertissement et de la culture est en souffrance dans la région du Nord en raison du coronavirus.

L’Alliance française de Garoua, principal centre culturel du Grand Nord est touché de plein fouet et a décidé de suspendre l’ensemble de ses activités jusqu’à nouvel ordre. Dans une note d’information rendue public le 18 mars 2020, Gael Corrignan, consul honoraire de France et directeur de l’Alliance, annonce l’annulation de l’ensemble des évènements d’ici le 28 mars 2020.

«Cette mesure va en droite ligne avec les directives prescrites par le gouvernement camerounais et c’est aussi par mesure de prévention». Les répétitions dans les différentes salles sont également suspendues, ainsi que les animations pour enfants. Par ailleurs, la direction de l’institution culturelle a finalement décidé hier 19 mars 2020, de fermé totalement ses portes au public. Pour l’instant, seul les cours de langues et les examens TCF seraient maintenus aux dates prévues.

«On est impacté par cette mesure qui aura des graves conséquences sur la vie culturelle de la ville. Mais que peut-on faire face à la panique des gens ? S’il faut passer par là pour contenir le virus on n’a pas le choix», déclare un employé de I’Alliance.

«Dans l’attente d’un retour à la normale, I’Alliance française de Garoua invite ses membres -à observer- les règles dhygiène édictées en la matière afin de contribuer à la lutte contre la pandémie en cours», précise Gael le Corrignan dans sa note d’information.

A Yelwa, lieu de loisir et de spectacle par excellence dans la ville de Garoua, l’on est aussi secoué par le coronavirus. Parmi les mesures drastiques prises par le gouvernement, les débits de boissons, les restaurants, les lieux de loisirs seront systématiquement fermés à partir de 18 heures. Une mesure qui est perçue par les acteurs du monde du loisir comme une pilule amère et dur à avaler.

«C’est une catastrophe car 70% de ce qui pratiquent les activités de loisirs sont au chômage désormais, les recettes des bars sont divisés par trois puisque la plupart des clients arrivent à partir de 17h et tous ce qui travaillent dans les snacks, cabaret, braiseuses de poisson, vendeurs de nuit sont au chômage», déplore un gérant de club de snack bar.

Afin de minimiser les pertes et se protéger de la tempête qui s’apprête à secouer ce secteur qui emploi des milliers de personnes, les responsables de certains lieux de loisirs ont opté pour des réaménagements horaires et la réduction des effectifs. Le Parrain acte 2 à exemple décidé de revoir des heures d’ouverture.

«Le Parrain acte 2 Garoua ouvrira désormais ces portes à 8h avec des réductions sur nos boissons et nous, continuerons à offrir à nos clients le même réconfort et le bien-être, tous ceci du lundi au dimanche. Nos programmes restent inchangés excepté les horaires d’ouverture et de fermeture», confie dj Casimir 1er.

Si toutes ces mesures gouvernementales semblent répondre à la gravité de la situation au moment où le Cameroun a atteint-la barre de 10 cas confirmés de corona virus, il convient tout de même d’anajyser les répercussions de ses mesures sur ses secteurs économique déjà assez fragile tel que la culture ou le loisir qui ne bénéficient d’aucune subvention en pareil circonstance contrairement à la France par exemple où le ministère de la Culture a annoncé mercredi une «aide d’urgence» de 22 millions d’euros pour différents secteurs culturels «frappés de plein fouet» par la crise du coronavirus.

«Il faudra que le gouvernement camerounais trouve une solution pour nous car beaucoup de jeunes se retrouvent au chômage forcé et si cela dure nombreux sont ceux qui mourront de faim puis qu’ils n’ont pas de plan B. Et d’autres deviendrons même des bandits pour pouvoir avoir de quoi se nourrir et nourrir leur famille. Faisons attention», prévient Agoumé Tsoyé.

Gervais TATSA

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